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Astrologue Artisan

LES OPPOSÉS S’ATTIRENT deuxième version

Quand ma copine « Lune en Vierge » m’a présenté son mec, dès l’apéro, j’ai compris que son couple allait partir en cacahuètes. Le prototype s’appelait « Super Sagittaire » car, incroyable mais vrai, en plus d’être né sous le signe du Sagittaire, il avait aussi la Lune, Vénus et Mars en Sagittaire. Rien à voir donc avec le Sagittaire lambda! Non, lui, c’était plutôt la caricature vivante du côté obscur de la force du signe : une sorte de Tanguy jovial, la tête farcie de rêves de gloire, mais qui ne pensait tout simplement jamais à sortir la poubelle.

A l’époque, il s’imaginait devenir un jour chanteur… ou acteur… Qu’importe pourvu que son nom clignote en haut de l’affiche. A l’entendre, sa vie était un road-movie en provenance de Miami, via London en route pour Québec. Sauf qu’en réalité, il n’avait pas Coeurquitté Trifouillis sur Yvette depuis ses dernières colonies de vacances. Parce qu’un billet d’avion ça coûte bonbon et visiblement, notre jeune Gringo n’était pas fichu d’avoir deux sous d’économie devant lui.

Depuis quelques mois donc, notre baroudeur squattait le pieu de ma copine « Lune en Vierge » tout en continuant de rêver de grands espaces. Mi-homme, mi-adolescent (même passé trente ans), c’était justement sa fraîcheur qui avait séduit ma copine. Tellement gaga, qu’elle en oubliait les sujets qui fâchent : entre autres le fait que notre Gringo aimait tellement les femmes qu’il lui en fallait toujours plus d’une à la fois. Et comme il en changeait tous les quatre matins, on le voyait rarement avec la même pouffe agrippée à son bras. Comme pour se justifier, il tenait à toutes le même discours : il attendait LA Femme. Comprenez celle qui lui donnerait envie de poser ses bagages. Mais le fait est que Gringo se débinait dès qu’une femme l’attachait au piquet. Car sans le savoir, Gringo-Tanguy restait attaché à sa maman.

Ça tombait bien, ma copine « Lune en Vierge » avait justement l’étoffe d’une mère. Du coup, pendant quelques temps, elle lui a mitonné de bons petits plats, géré son argent de poche, sa paperasse … et avec le sourire, en plus ! Il faut dire que ma copine était plutôt plan-plan et cramponnée à ses habitudes. Elle était d’autant plus fascinée par ce modèle d’aventurier imprévisible que pour la faire bouger, elle, il aurait fallu un treuil. Elle était même flattée qu’un baroudeur de son espèce, campe dans son 30 m2 sans s’étioler. Si ça ce n’était pas une preuve d’amour, hein !!!

Tout avait l’air donc bien parti pour que chacun y trouve son compte ; à ce détail près : de façon plus ou moins consciente, Tanguy détestait sa maman. En lui faisant la courte échelle, en décidant de tout à sa place, du choix de ses fringues à la couleur des murs de sa chambre, cette mère auto-adhésive l’avait tout bonnement étouffé, privé d’autonomie, entretenu dans l’immaturité et réduit sa virilité en miettes. Alors à partir du jour où ma copine « Lune en Vierge » a commencé à réclamer plus d’engagement et de prise de responsabilités de sa part, Tanguy-Gringo a vite développé des symptômes de claustrophobie panique.

Le grand malheur, c’est que subitement, ma copine lui rappelait un peu trop sa mère. Le genre de choc qui lui a coupé tous ses effets. Du jour au lendemain, son cœur s’est recroquevillé. Plus de bouquet de fleurs, plus de balade au clair de lune, plus de sérénade la main sur le cœur. Au final, c’est tout juste si ma copine le croisait dans son appartement. Parce qu’il était de plus en plus souvent retenu par quelque chose ou par quelqu’un : un pote en détresse, un escalator en panne… bref, n’importe quoi ! Tout était devenu prétexte pour maintenir une distance de sécurité.

Ma copine voyait son Tanguy lui échapper. Plus il s’éloignait, moins elle se sentait en sécurité. Moins elle se sentait en sécurité, plus elle devenait exigeante et crampon. Rien de tel pour pousser Gringo dans les bras d’une autre femme aux idées forcément plus larges. Et puisqu’à l’ère de la contraception, ma copine et monsieur Tanguy ont quand même réussi à concevoir « accidentellement » l’enfant qui aurait dû cimenter leur amour, c’est elle qui en a la garde, aujourd’hui que Gringo a repris le large.

Telle est la rencontre classique entre le Feu (l’Idéaliste, homme ou femme) et la Terre (le Pragmatique, homme ou femme) quand les deux protagonistes sont inconscients de leur motivation. Et croyez-moi, j’en ai vu…  Ça marche aussi avec le Bélier et le Lion dans le rôle du Sagittaire ; et avec le Taureau et le Capricorne dans le rôle de la Vierge..

 

 

Annick Ajolet

Astrologue Artisan

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About

Autodidacte passionnée d'astrologie depuis l'âge de 12 ans, Annick Ajolet a approfondi ses connaissances en suivant la formation de Bernard Dubois, astrologue confirmé, qui l'encourage à donner ses premières consultations en 2007. Aujourd'hui, elle signe depuis 9 ans les horoscopes de plusieurs magazines pour le groupe de presse Mondadori. Annick Ajolet se qualifie volontiers d'astrologue "artisan" ; une réalité imposée par le fait que ses thèmes astrologiques sont pré-commandés et édités en série limitée. Car contrairement à la plupart de ses confrères qui éditent des thèmes en un clic à partir de logiciels, elle préfère travailler comme un artisan, même si le rythme est plus lent et le rendement forcément plus faible. Les thèmes qu'elle délivre sont en quelque sorte "fabriqués à la main". Chaque "pièce" est unique...

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One Response

  1. Calypso says

    incroyable! J’ai le même à la maison